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 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan

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Thibaud de Leibundguth

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MessageSujet: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Mer 7 Avr 2010 - 23:43

La Flandre était en deuil. La Flandre venait de perdre l'un de ses fils. La rumeur s'était propagée dans tout le Royaume, comme du miasme impur, et certains n'osaient pas y croire, claquant d'un coup de coude le colporteur de ces ragots, mais bien vite, ces perfides suppositions se transformèrent en vérités : la nouvelle clamait que le grand Louis-Hubert d'Harlegnan s'était éteint. Un homme de telle envergure, d'une intelligence inébranlable, d'une carrière parfaite, entouré d'une cour aimante, baigné dans un amour fidèle de la part de sa femme et nouvellement père, comment pouvait-on prévoir une triste fin de la sorte ? Dieu avait Ses raisons, mais comme à chaque occasion, perdre un être cher enfermait les autres dans un mutisme atroce, dans une tristesse profonde. Alors qu'il se préparait dans la sacristie de la Cathédrale de Brugge, Thibaud se souvint de sa visite au Domaine des Harlegnan, de cette épouse fragile, de ce corps glacé allongé sur le lit, et de cette mort qu'il avait constaté. On lui avait demandé de célébrer ses funérailles, de le conduire cérémonieusement jusqu'à sa dernière demeure matérielle, et de le guider jusqu'à Dieu. On ne pouvait qu'être enchanté d'être l'officiant d'un grand homme, et il se doutait que de nombreuses personnes allaient faire le voyage des quatre recoins de la France. C'est pourquoi, pour Louis-Hubert, pour sa femme, pour sa famille et pour ces gens qui viendraient dire un dernier adieu à cet illustre personnage, il fallait que tout soit parfait, que ce sacrement soit officié avec brio, un peu comme celui de Léalie de Clairambault.

Le Nonce, tout en plongeant dans ses souvenirs, retira les quelques plis qui faisaient tâche sur son habit nouvellement paré. Sa coiffure était parfaite, et les mèches rebelles ne vinrent point l'encombrer. Il ne manquait plus que la crosse et la mitre, et le clerc serait encore plus merveilleux. Mais bien que Monseigneur soit malade, elle n'avait toujours pas déposé sa démission. Dés que son regard engloba la pièce, et que rien ne fut oublié, il put la quitter et se rendre jusqu'au chœur pour y apercevoir avec contentement que tout était là, que ses enfants de chœur n'avaient rien oublié. Tout était prêt pour accueillir le cercueil et les invités. La Cathédrale était tapissée de couronnes de fleurs, et les bougies enfumaient presque le bâtiment par leur lumière bienveillante. Thibaud reprit son souffle puis se dirigea jusqu'aux grandes portes. Il les ouvrit. Aujourd'hui, la Flandre pleurait, oui, et la pluie le montrait bien. Non pas une averse, mais quelques crachins. Un signe en direction de l'un de ses aides, et le glas se mit à sonner, dans un vacarme assourdissant, couvrant la Capitale de ce son lugubre. Sur le parvis, il put constater au loin un cortège qui se dessinait, avec au premier plan, les porteurs qui soulevaient le cercueil du Vicomte. Certaines personnes suivirent celui-ci, d'autres étaient en train de se diriger jusqu'à la Cathédrale pour y pénétrer et attendre gentiment. La voix de l'ecclésiastique se porta dans le silence, les cantiques purent être chantés.



Citation :
Ce RP de Funérailles se déroule à la fin du mois de février, donc à peine 2 semaines après le décès du Cerf. Prenez en compte que Balthasar est encore tout jeune ainsi que la date choisie pour ce RP (après consentement du JD Rosa). Merci d'en tenir compte dans vos RP. Bon jeu à tous.
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donchile



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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 6:11

DonChile était présent, vêtements noirs et élégants de circonstances, sans oublier des poulaines noires façon babouches turques du derniers cri à Byzance... Il se tenait déjà dans les premiers rangs, arborant une mine de circonstance...
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Rosa
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 11:13

Rosa était toute de blanc vêtue, sans parure, sans bijoux, suivant le cortège funèbre. La suivait de près Iphigénie, portant Balthasar, qui avait à peine fêté ses deux ans. La perte de son époux était pour elle inestimable. Elle l'aimait tant, et voilà qu'il n'était plus.

La Blonde avait fait sa réserve de mouchoirs brodés. Elle en aurait plus que besoin, mais tâcherait de garder sa dignité, contenant en elle tout son chagrin. Son pas était triste et lent, les yeux rougis par les larmes, sa mise était cependant impeccable. Elle tenait à ce qu'il soit fière d'elle, même de là Haut.

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kristof
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 12:18

Bien que n'ayant jamais porté Louis-Hubert dans son coeur, Kristof se devait d'être la, il n'y avait plus lieu de garder cette rancœur envers cet homme ... Poupoule, a qui il avait fait des avances, n'etait plus non plus ... un instant des dizaines de visages de personnes disparues se succédèrent dans ses pensées, mais Kristof les balaya d'un mouvement de tête pour revenir sur le moment présent.

Vieux il était, et un peu plus encore après la mort de LH ...

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"Je me permets de dire qu'on ne change pas l'Amiral Kristof comme ça, il est têtu, borné rustre bref il a tous les défauts d'un marin du grand nord. Néanmoins je dois lui reconnaitre les qualités du marin du grand nord: coeur sur la main, respect de l'amitié bon je vais m'arrêter là sinon il va croire que je lui fais des éloges."
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Lunconnu

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 15:58

Voila bien longtemps que Lunconnu n'était plus venu en Flandre. Depuis le départ avec son épouse Telya pour le Béarn, il n'avait plus eut l'occasion de revenir.

Hélas, ce qui le fit revenir n'était point un heureux évènement. Mais il ne pouvait manquait les funérailles de son cousin, son mentor et la personne qui lui a fait découvrir qui il était.

Son épouse lui tenait la main, il était là, debout à l'entrée ... réfléchissant à tout ce qui s'était passé avec lui. Puis discretement, il alla dans un coin, ne sachant que faire et ne sachant qui, il allait voir.
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Rosa
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 18:40

Le cortège s'avançait lentement, arrivant à proximité de la Cathédrale, La Blonde pouvait voir que du monde s'était déplacé. Elle en fut réconfortée. Il aurait aimé que son entourage, ses proches, ses amis, sa famille ainsi que les flamands, peu importe leur condition, soit à ses côtés pour l'amener en sa dernière demeure.

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Skal
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 18:56

Skal était la au prés de sa suzeraine pour la soutenir dans se dur moment, il avait également accompagné la comtesse Mormymette.
Il était habillé en blanc pour l'occasion et suivi le cour de la cérémonie

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Keewy

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 19:34

Keewy n'avait jamais croisé Louis-Hubert d'Harlegnan, pourtant qui ne le connaissait pas de nom
C'est par respect envers sa veuve, Dame Rosa que Keewy appréciait pour ses nombreuses qualités et sa gentillesse, que la bourgmestre de Tournai suivait les pas, tête baissée regardant le sol , les personnes suivant le cortège.
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Mormynette

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 20:05

Ainsi qu'il l'avait annoncé, le Vicomte de Douai était passé la prendre de grand matin afin de la conduire en la Cathédrale Saint-Sauveur. Fort heureusement elle était prête ayant pris précaution la veille de faire préparer sa tenue. Une robe fort simple s'accordant à la perfection aux yeux verts émeraudes de la Comtesse. Pas la moindre pierrerie n'ornait sa toilette...la sobriété était de mise.



A peine le porche de la cathédrale passé elle aperçu son beau-frère et cherchait déjà du regard Telya qu'elle ne vit point tant la foule était immense. Elle s'approcha du banc de la veuve et la salua d'un baiser sur la joue puisque sa cousine et s'en fut prendre place juste derrière elle.

Son regard erra un moment sur les scultures et les vitraux qui ornaient l'édifice. Déjà son esprit vagabondait vers les souvenirs qui la rattachait au défunt. Lui revinrent en mémoire les discussions politiques et les tractations de conseil....l'élection de Louis au poste de Comte de Flandres...ce souvenir là lui arracha un sourire...cela avait été du grand art...oui son cousin était un remarquable manipulateur. Les soirées en tavernes qu'ils passèrent ensemble lors des campagnes militaires...les concours de boisson...La fougue oratrice de son cousin...son remarquable talent de blasonneur...d'ailleurs c'est à lui qu'elle devait le sien...elle se rappela son perfectionnisme...tant de souvenirs remontaient en sa mémoire...

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Aéliana

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 21:33

[devant la cathédrale]
Par habitude, Aéliana suivait Sa Dame dans tous ses déplacements.
Comme à chaque fois, Aéliana soignait les atours de Sa Grandeur.
Il fallait que tout soit ajusté à la perfection.
Le carrosse était l'endroit adoré des faux plis.
Mais quel autre moyen de transport aurait pu être utilisé ?
Aéliana, le regard un peu sombre, attendit que Sa Dame descende du carrosse.
Elle devait être plus habile qu'à l'accoutumé du fait que le Vicomte de Douai aidait La comtesse à descendre.
Avec son expérience, à peine c'était elle mise derrière Cette dernière, que les faux plis avaient disparu.
Quelque peu soulagée, Aéliana restait attentive à toute forme de rebellions des atours.

Arrivée devant le porche, elle aperçut que Sa Dame observait l'assemblée.
Aéliana s'approcha dans le cas où une demande lui serait faite.
Au lieu de cela, la comtesse s'approcha de la défunte.
Aéliana restait toujours en retrait mais suffisamment proche.
Un brigand n'avait aucun convenance des lieux ou des instants.
Quand sa Dame s'installa, Aéliana s'assit sur le place arrière.
Elle essaya d'identifier les personnes assises au même niveau que la Comtesse, simple habitude.
Elle resta assise, droite en silence prête à tout.


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Ascalion

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 21:57

C'était habillé de noir qu'Ascalion se rendait à la cathédrale Saint Sauveur, pour assister aux funérailles de Louis Hubert. Il ne connaissait pas cet homme personnellement, mais on lui avait conté son histoire. Il voulait donc lui rendre hommage, mais aussi et surtout soutenir Rosa dans ce moment qui devait être difficile.
L'ambiance était solennelle. Tellement solennelle qu'il hésita à aller saluer Rosa lorsqu'il la croisa. Finalement, il trouva un compromis, et la salua de la tête, de loin. Son visage était impassible. Pas un sourire, mais pas une larme non plus.

Il suivit le cortège, comme tout le monde, tout en restant silencieux. La mort était quelque chose de bien étrange. Elle avait le don de tout faire basculer en un instant. Mais il en était ainsi...
Espérons qu'elle s'en remette rapidement, pensa le Seigneur.

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Krystel Martin

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 22:53

L'hiver avait été particulièrement terrible. Et pour couronner le tout, un enfant du Lion était mort. Un ancien Comte de Flandres, un ancien Chancelier de France, laissant derrière lui une douce épouse et un bébé. Un jour de deuil était tombé sur les Flandres. Un jour particulièrement triste, où les Flandres pleuraient un de ses lionceaux. Enfin, un cerf. LE Cerf.

Le vêtement blanc immaculé, et la cape de laine noire pour se protéger du froid, Krystel se rendait à pied vers la Cathédrale. A pied ? Oui, car Gus était parti faire une commission pour elle, à Paris. Alors qu'elle se dirigeait vers le Saint Lieu, son chemin croisa celui du Cortège funèbre. La belle Vicomtesse était là, sobre, digne. Une vraie Grande Dame. Krystel s'inséra dans le cortège et le suivit, le pas lent, jusqu'au parvis de la cathédrale.

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zya

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Jeu 8 Avr 2010 - 23:36

[Fin février... ou comment faire capoter les espoirs d'un Vicomte s'amourachant d'une Comtesse-mère, mariée!]


Arrêt sur le parvis. La Cathédrale Saint Sauveur. Un lieu qui allait rythmé les jours à venir de la Saint Ange. Enterrement, mariage... De quoi allonger la déjà longue liste de ce qu'elle avait vécu, ici. N'avait-elle pas, ici, lors d'un mariage, celui de son Oncle Jeanjacob de Gilraen, rencontré son futur époux? Et lors du mariage de Guillaume de Jeneffe, officialisé ses fiancailles? Et ici, elle avait enterré ce bout d'elle qui l'avait fait mûrir plus vite que la moyenne, ce grand père paternel qui lui avait ravi une partie de son coeur à jamais.
Saint Sauveur... Un lieu ayant marqué son histoire. Et ca ne s'arrêterait pas avec LH et son cercueil, non. Il semblerait que ce soit écrit, ailleurs.

Arrêt sur le parvis, pour la veuve. Une hésitation. Pas des moindres. Il lui fallait pénétrer dans l'édifice religieux, pourtant. Mais voilà, Ari et elle, ce n'était pas encore redevenu le grand amour. Même si c'était en cours.
Chassez le naturel, il revient au galop, dit le dicton? Bah, c'était pareil pour Ari. Elle l'avait chassé, après la mort de son époux... et à présent, depuis son adoubement et sa remise en question, depuis son isolement forcé, depuis qu'elle s'était forcée à réfléchir sur le cours de son existence... depuis lors, donc... il était petit à petit réaccepté en son sein. N'était-elle pas ce qu'elle avait voulu être, grâce à lui? Et si bien des cotés de sa vie pêchaient par échec, Ce côté là, lui, était plus que réussi...

De blanc vêtue, la brune se décida enfin à franchir le pas. Oui, pas... mais point de galop, non! Suivez donc... Pourquoi "pas"? Une stupide réticence qui l'avait fait trainer encore un peu, au dehors. Tenue simple, mais riche, pour le Chevalier. Une épée ceinte à sa taille battait sur son flanc droit, au rythme de ses pas. Une croix de Ste Illinda ornait son pourpoint, et une cape frappée de l'écu de la Dame blanche flottait autour d'elle.
L'Ange s'arrêta peu après, pour se signer. Le vert de ses yeux profita de l'instant de flottement et se mit alors en mouvement, pour guetter l'étalage de nobles s'étendant à ses pieds. L'étonnement était à son comble. C'était tout???
Bon, LH et elle, ca n'avait jamais été une grande histoire d'amour. Faut dire que du haut de ses neuf ans, elle appréciait mal, déjà, les tapotements qu'il lui faisait sur la tête, la rabaissant au rang d'enfant alors qu'elle voulait tant jouer dans la cour des grands... Et puis, Lanoy/Roubaix, c'était une relation marquée par un passé orné de gueguerres intestines. Et le changement de propriétaires des deux domaines n'avait fait qu'enlever les faits d'armes. Mais, malgré cela, c'était un homme qui avait marqué son passé. Un Flamand respecté par beaucoup. Un prestigieux émissaire pour la renommée de ce comté, au sein du Royaume. Une chose qui passait au dessus des têtes de bien des Flamands, d'ailleurs. Et au sein du Royaume, à Paris, il avait eu des responsabilités... Et c'était tout?
Le retard était-il en cause? Ou était-elle en avance sur ses comparses? Bonne question... A laquelle elle ne saurait répondre.

Enfin, elle avisa une tête connue, puis d'autres. Un sourire, une inclinaison du buste, selon ceux qu'elle saluait vaguement. Elle se détourna ensuite, aperçut l'officiant du coin de l'oeil, notant sa jeunesse, mais cherchant déjà un lieu où poser son comtal fessier, l'esprit ailleurs. Arquage du sourcil quand elle aperçoit sa mère. Derrière elle, son... sa Dame d'Atours - celle qui s'occupait uniquement de sa mise normalement, quoi! - et... l'Ancien Comte de Flandres. Sa mère et le vicomte...? Et son père, dans tout ça?
Humpfff... les bottes résonnèrent dans l'édifice, à mesure qu'elle rejoignit le surprenant couple.
Le regard qu'elle envoya à sa mère se fit interrogateur et pressant.


Mère... mes hommages... Vicomte... Puis-je?

Elle n'attendit point réponse de sa génitrice pour prendre place. Son statut d'aînée expatriée lui autorisait bien de prendre des libertés quand elle avait la chance de revenir au bercail.

Comment va... t-il?

Regard anxieux d'une fille aux abois. Les mots furent simplement soufflés. Mais sa mère l'entendrait, c'était certain.
Voilà un sujet épineux, en tout cas. Et difficile à aborder pour les deux femmes. De quoi faire passer toute envie de distraction à Cyrielle, assurément!


[Nan mais... pfff... Bon, me suis débrouillée comme j'ai pu pour faire un truc "cohérent"... par rapport au mariage *roule des yeux* ]

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Dernière édition par zya le Ven 9 Avr 2010 - 10:46, édité 1 fois (Raison : Souci de balises)
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Joie

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 1:34

Joie attendait devant la cathédrale Saint Sauveur en silence le cortège, il y avait énormément de monde pour accompagner LH le cerf de Flandres au pays des anges... Elle pensait à son fils à son épouse qui aurait sûrement beaucoup de mal à s'en remettre, c'est très dur quand on perd une personne chère à nos yeux...

Quand le cortège arriva Joie s'approche du cortège discrètement en saluant les personnes qu'elle connait d'un léger signe de la tête... Il n'y a pas de sourire sur son visage, son regard est triste, le départ d'une personne est toujours très dure à accepter surtout quand cette personne a beaucoup donné ... Et LH a beaucoup donné pour son Comté et pour le royaume...
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Aéliana

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 9:49

[Une place derrière Sa Grandeur ou comment apprécier une présence]

Aéliana ne bougeant pratiquement pas, observait d'un oeil scrutateur les alentours toujours prête à la moindre réaction.
Les capes blanches s'installaient de ci de là.
Oui bon le blanc était de rigueur.
L'inconvénient était l'envie de changer de couleur de ce dernier.
Le travail de dame d'atours ne partait jamais très loin et il fallait toujours réfléchir à ce genre de détail.
Une personne s'approcha, encore une... Mais celle ci s'arrêta devant Sa Grandeur.
Aéliana s'assombrit le regard, prête à intervenir au moindre faux mouvement.
La personne avait une épée.
Ses mains n'avaient aucun intentions de la faire sortir de son fourreau, léger relâchement de la dame d'atours, enfin dame d'atours officiellement.
Rien ne présageait un réelle menace.
Le nouvel individu pivota laissant apercevoir un peu plus son visage.
Aéliana sourit. Rien d'inquiétant bien au contraire.
Sa Grandeur de Cyrielle d'Arduilet Saint Ange, la fille ainée, était arrivée.


Elle n'a pas beaucoup changé, peut-être un peu plus droite qu'avant, la démarche plus posée.
Ah que la vie passe...

Aéliana sourit, mais reprit son travail.
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Mormynette

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 12:39

[Ah les gamins...j'vous jure...trop d'imagination...]

Toujours dans ses songes, elle ne vit rien venir...il n'est même pas certain qu'elle ne prit également la voix qu'elle entendait pour un songe...tant de mois écoulés uniquement ponctués de lettres...Les yeux émeraudes se rouvrirent pour croiser avec étonnement leurs doubles.

Tu es là mon ange...

Un sourire se fit sur son visage et celui-ci ne devait rien à une quelqueconque rêverie. Elle regarda sa fille prendre place près d'elle et ne put s'empêcher de la détailler comme seules les mères savent le faire, avec cette connaissance parfaite du corps de l'autre. Son nez se fronça mais elle ne fit aucun commentaire et remonta vers le visage de son enfant. Sa main vint caresser la joue de celle-ci et les lèvres de la Comtesse se mirent à trembler. La ressemblance était tellement frappante...

Comment va... t-il?

Elle dressa un sourcil interrogateur pressentant toute la tension et l'angoisse de son enfant...même son impolitesse flagrante envers son...hum..." cavalier "...non...cen'était pas le mot le plus opportun qui soit..." accompagnant " serait plus exact...Même son impolitesse avec quelque chose d'angoissant.

Que lui répondre...que son père était à l'agonie ? que les médicastes consultés ne lui donnaient pas plus de quelques semaines à survivre voir moins...que son père dans ses rares moments de lucidité avait réclamé de faire son testament et qu'il y employait le peu de forces qui lui restait...

Une profonde détresse s'afficha dans les yeux de la Comtesse.

Comment expliquer à son enfant que celui qu'elle vénérait allait bientôt les quitter...Comment lui dire à quel point elle-même souffrait...comment lui parler des nuits sans dormir à tenter de l'aider à respirer, de la nourriture qu'elle lui donnait à la cuillère...des soins constants qu'il nécessitait.

Elle soupira, refoula les larmes qui lui venaient et d'une voix tremblante répondit :


Il va...comme on va à son âge...comme on va lorsque l'on a vécut une longue vie pleine de dangers et de périls...

Elle passa sa main dans les cheveux de sa fille tâchant de trouver la force de s'arracher un sourire. Il lui était difficile de parler de ce qui se passait dans la solitude du Château des Hazebroucks. Difficile de lui que oui...elle cherchait l'évasion depuis quelques jours...qu'elle ressentait le besoin profond de sortir, de faire des rencontres...de rire un peu...de tenter de s'amuser...d'oublier pour quelques heures l'enfer qu'elle vivait au quotidien...l'enfer...non le terme était mal choisit...mais par quoi le remplacer...Cet homme qui se mourrait, elle l'avait aimé avec passion, passion qui suffisait à ce qu'elle puisse prendre soin de lui sans se plaindre...l'enfer n'était pas le mot le plus approprié...mais elle aussi avait des besoins et les oublier n'allait sans doute pas l'aider à le conduire sereinement jusqu'aux portes des cieux...

Et toi mon ange...comment vas-tu ?

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pino
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 20:25

Discrètement, Pino se faufila dans le cortège.Comme le veux l'usage, il était tout de blanc vêtu lui aussi. Il était fort ému. Rarement, il lui était arrivé de rencontrer homme si prestant que le comte. Il se rappelait avec nostalgie de leurs longues soirées a discuter sur la couleur du bandeau qu'ils utiliseraient pour leurs campagne, sur les Flandre, les problèmes et les solutions, l'avenir... Aaah l'avenir... le cerfs avait pleins de projets, avorté par le destin parfois si cruel.

Il se souvient des quelques moments de rigolades, de discutions plus sérieuses, d'une amitié naissante, partagée et trop vite stoppée

Il jeta un œil sur l'assemblée, le cœur serrer, les yeux humides qu'il essuya d'un revers de la manche. Les hommes et leurs foutue fierté... Il adressa un sourire qu'il voulut réconfortant a rosa, mais qui ressemblais plus a une grimasse, son visage étant tendu par l'émotion.

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Deedlitt

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 20:40

Depuis les Flandres, jusqu'en Alençon, la nouvelle avait du faire le tour du royaume. Deedlitt ni croyait pas trop jusque là, il y avait déjà eu moulte rumeurs comme quoi le Cerf était occis, mais ce n'était que des rumeurs. Là elle était venue car c'était son épouse qui avait envoyé missive scellée. Elle entra dans la Cathédrale Saint Sauveur... Bien des Flamands mais surtout des anciennes têtes connues, les Saint-Ange, elle espérait en voir plus.

Alors Lh avait réellement passé de vie à trépas... Difficile à croire, au certes non elle ne verserai aucune larmes. Lh était le symbole de son meilleur ennemi. Depuis leur première rencontre pour des élections flamandes, en passant par les joutes artésiennes où il refusait de la voir épouser un artésien et ses derniers temps ses interventions en tant qu'officier Royal.

Elle n'avait jamais été proche de Louis-Hubert, mais elle savait qu'il était un allié de poids surtout quand il s'agissait de mettre à mal cette vieille canaille de kristof, le bon vieux temps. Non elle ne pleurerait pas, mais elle ressentait une profonde nostalgie. Nostalgie d'un époque révolue, et la rage qu'elle lui vouait il y a bien longtemps c'était peu à peu transformer en respect. A L'image des lions qui jeunes s'affrontent et vieux marchent côte à côte.

Un soupir se fît entendre, sa robe blanche faisait ressortir le roux de ses cheveux, elle avança d'un pas décidé et la tête haute.


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thegregterror

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 21:22

Avec les mêmes couleurs que son épouse, tout de blanc vêtu, le Comte était à ses côtés pour cet évènement. Le chemin d'Alençon jusqu'en Flandres était long, mais pas beaucoup plus que Sainct-Omer après tout... et puis la raison était présente. A nouveau, le Très-Haut avait repris un de ses enfants près de lui. Un vieil ami, un vieil ennemi...

Des hauts et des bas, il y en avait eu sur ces longues années avec le Cerf. De la sanction à la Hérauderie avec enlaidissement "grâce" au Comte artésien à un travail malheureusement trop peu présent et non abouti à la Grande Chancellerie... le temps était passé, immuable. Grégoire souffla... qu'importe qui partait, une tête habituelle du paysage venait de s'éclipser.
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adrienne

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Ven 9 Avr 2010 - 23:06

Un convoi flanqué d'une impressionnante escorte faisait route vers la capitale des Flandres. A son bord, deux silhouettes vêtues de blanc de pied en cap, la Vice-présidente de la Cour d'Appel du Roy et son promis le Pair de France et Premier Secrétaire d'Etat Argael Devirieux, venus rendre un ultime hommage à ce fils de Saint Illinda.

Un retour aux sources pour la brune de Hoegaarden, en son Vicomté de Menin. Ses yeux azurés avaient viré au gris, abritant son chagrin, comme son regard se promenait sur ce paysage qu'elle avait tant de fois parcouru lors de sa jeunesse insouciante, à pied, à dos d'âne, dans une brouette, à cheval ou en rutilant carrosse lampassé de gueules d'or. Des images de bonheur, de tendresse, du sang, des pleurs, ... les pensées s'entrechoquaient, les souvenirs en balayant d'autres, sans que son visage ne laisse paraître la moindre émotion, silencieuse tandis que sa main pressait celle de son fiancé, son plus fidèle allié, comme pour qu'il lui insuffle la force de surmonter ce nouveau coup du sort.

Depuis combien de temps n'avait-elle plus foulé ses terres ? Qui encore se souvenait de cette jeune tavernière devenue politicienne impliquée avant de se retrouver propulsée Comtesse de Flandres ? Une ascension fulgurante, un deuil douloureux suivi d'un exil forcé, pour fuir la corruption et la fourberie de l'infâme Wuggalix et ainsi protéger son fils Amaury. Un fils rappelé il y a peu auprès du Très Haut la plongeant dans une profonde mélancolie la confinant aux limites de la folie. Toute source de larmes était désormais tarie et c'est d'une voix résignée qu'elle rompit le silence :


Las mon bien-aimé, j'aurais voulu vous initier aux charmes des Flandres en de moins tristes circonstances. Laissez-moi vous conter la fabuleuse destinée de Louis-Hubert, fils batard de feu Sa Grandeur Wilbur d'Harlegnan.

Ambitieux parlementaire flamand, héraut de Flandres, il gravit les échelons de la politique en devenant Capitaine, Connétable, Prévôt des maréchaux, Juge et Comte de Flandres. Fervent aristotélicien, il promut le culte de notre Sainte Patronne Illinda. Ardent défenseur de la Justice, il fut Juge à la Cour d'Appel avant de siéger à vos côtés à la Curia en tant que Chancelier de France. Un homme intelligent, raffiné, grand amateur de bière comme tout flamand qui se respecte. Charismatique, doté d'un caractère flamboyant ne lui ayant pas valu que des amitiés notamment dans les hautes sphères parisiennes.

Il fut un modèle dont j'ai appris moult enseignements, un farouche opposant politique aussi. Il aurait été bien surpris de me l'entendre dire, mais s'il est un flamand d'âme et de coeur plus méritant, je ne le connais point encore.


Une Vicomtesse accablée, qui ne tarissait pas d'éloges sur le défunt, comme un dernier hommage qu'elle tenait à lui rendre, afin qu'il continue à vivre dans les mémoires et à illuminer les Flandres de son éclat.

Seuls à se frotter les mains en ce jour tragique, la guilde des ciriers à qui la magistrate avait offert généreuse rétribution pour qu'une centaine de cierges soient livrés en la Cathédrale de Bruges et l'association des dentelières auprès de qui elle acheta une collection entière de mouchoirs en fine broderie. Ainsi parée, le coeur lourd et les traits émaciés par le chagrin, elle avait pris place auprès d'Argael, à la rangée de prie-dieux réservées à la noblesse.

Silence solennel empli de respect lorsque la dépouille du Cerf fut portée en lieu saint. En tête du cortège, la Blonde de Leffe avançait, belle et digne dans sa douleur. Soupir ... D'autres illustres personnages avaient fait le déplacement, comment oublier le félon Kristof, le loyal Lunconnu. son ami de toujours Donchile, le pilier de comptoir Pino, la famille de Saint Ange presque au complet, le Comte Ascalon, Deedlitt la tigresse et son époux. D'un signe de la tête, elle salua chacun recueilli dans le souvenir des moments partagés avec le défunt. Le temps semblait s'être figé comme si rien n'avait changé malgré les années passées, réunissant dans l'épreuve les nobles flamands. Pourtant rien ne serait plus jamais comme avant, le Cerf n'était plus ...
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zya

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Sam 10 Avr 2010 - 11:27

[Hallucinations...]


Observer la mise et le visage de sa mère. La suprise, l'instant de flottement entre rêve et réalité n'avait pas échappé à la jeune femme. Un vague sourire avait fleuri sur les lèvres purpurines de la demoiselle.
Elle laissa l'observation se poursuivre en silence, s'offrant volontiers au regard scrutateur de sa mère, la laissant prendre la mesure de son propre changement. Le visage émacié, les traits devenus plus durs avec les épreuves du temps, les quelques cicatrices qu'elle arborait, preuve s'il en était besoin, qu'elle malmenait son corps...


Tu es là mon ange...

Ange... L'était-elle encore, comme le sang avait souillé sa lame plus d'une fois, comme les carreaux de fer avaient transpercé les armures, comme elle passait son temps à enseigner l'art du combat aux autres... La défense... elle prônait ce fait, lorsqu'elle dispensait les enseignements... mais à quoi bon se leurrer? Un Maître d'Armes ne fait pas qu'apprendre la défense. Il enseigne l'attaque, il enseigne la mort. Il sert de main à Dieu, rendant une justice arbitraire.
Grimace furtive comme cette pensée la traverse. Il lui fallait absolument cesser de mêler théologie et chevalerie, ca la faisait délirer, vraisemblablement. Alors, pour y parvenir, elle avait posé La question. La demande sur l'état de santé de son père Charles... Etat qu'elle savait se dégradant jour après jour. Car même si sa mère lui cachait sciemment les choses, les gens eux, parlaient. Et Hazebrouck voyait sa population s'effrayait de son sort, une fois le Maître passé de vie à trépas.
Bientôt, Bruges et sa cathédrale seraient de nouveau vêtue de blanc, et doucement, elle s'y préparait...


Il va...comme on va à son âge...comme on va lorsque l'on a vécut une longue vie pleine de dangers et de périls...

Détours des émeraudes qui se portent au parvi, pour voir si le convoi avance. Sourcils qui se haussent... Etrange... Elle avait cru voir un officiant plus jeune... pas un quadragénaire si... buriné. Bon, elle lui aurait donné la vingtaine largement entamé, mais pas la quarantaine passée... Pfffffff Décidément, elle avait besoin de repos, la Capitaine.
Et comme elle reprend une position plus adaptée et digne, elle observe l'arrivée de certains grands des Flandres... des Flandres... mais d'ailleurs, nul encore... Irrespect flagrant? Ou la Provence retenait trop de monde?
Une main passe sur quelques mèches bouclées s'échappant de sa coiffure serrée, la ramenant à celle à ses côtés.


Et toi mon ange...comment vas-tu ?

Comme tu le vois, je... vais. Elohra te rejoindra pour la quinzaine à venir. Elle ne viendra pas avec moi au mariage de Margaux et Duncan. Ca te fera... une compagnie agréable.

Un regard vers le compagnon d'une sortie de sa mère. Décidée à ne pas s'apesantir sur son allant, elle fit mine de faire attention à lui.

Et vous, Vicomte? Comment vous portez-vous? Une Vicomtesse en devenir quelque part?

Purement impolie. Un sourire surjoué aux lèvres et un air totalement inintéressée. Purement provocatrice. Un moyen de faire sentir qu'il n'avait pas à tourner autour de sa mère... ou du moins de manière aussi visible. Histoire de remettre à leur place les choses en somme, s'il en était besoin. Elle n'avait rien contre lui... juste que, sans trop savoir pourquoi, il lui faisait l'impression de tourner autour de sa mère, et elle détestait ça.

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Thibaud de Leibundguth

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Sam 10 Avr 2010 - 12:55

Sa voix se profilait à l'horizon, on pouvait entendre ses quelques notes graves, marquant bien que le jour d'aujourd'hui était au recueillement. Thibaud posa son regard sur le cortège qui avançait doucement mais sûrement à travers ces rues en deuil. Certains invités avaient directement opté pour arriver à la Cathédrale, et s'y installer, sûrement pour prier avant que la cérémonie ne débute. Le cercueil ne tarda point, et le silence se fit de nouveau, tuant les conversations aux alentours. La dépouille de Louis-Hubert était portée par quelques membres de la famille, des amis, mais vous m'excuserez pour le moment de ne pas énoncer les noms, étant donné qu'il m'en manque. Je rattraperai cette erreur dés que la demeure matérielle de LH sera portée en direction du cimetière. Comme je vous le disais, le cortège effleura le parvis, et tandis que Thibaud invita celui-ci à pénétrer dans l'édifice, il procéda à la liturgie, et d'un signe de croix au passage de cette maison en bois, il prit la parole, dont certains fidèles répondirent :

Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le Tiens Seigneur.
Seigneur ne détourne pas Ton regard de notre ami.
Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qui est la Tienne Seigneur.
Seigneur ne détourne pas Ton regard de notre ami.
Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Seigneur ne détourne pas Ton regard de notre ami.
Seigneur, nous tournons vers Toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher. Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi per omnia saecula saeculorum.
Amen

On passa ainsi le narthex, Thibaud ouvrant la marche. La nef fut à son tour traversée et le clerc fit signe aux porteurs du cercueil de le suivre tandis que les invités prenaient place sur les bancs. Devant l'autel, la boîte fut déposée sur des tréteaux, ornés de fleurs. Les porteurs, quant à eux, s'installèrent à leur tour. Thibaud contourna le cercueil, posa ses mains dessus puis ouvrit le couvercle. Le prêtre releva légèrement la tête de Louis Hubert, avec délicatesse pour que l'assemblée puisse apercevoir son corps, yeux fermés, le visage livide, creusé mais serein, et habillé avec faste. Heureusement, du sel conservait la dépouille et l'encens inhalait les possibles odeurs. Quoiqu'en deux semaines...

Thibaud se dirigea ensuite derrière la table en pierre, posant son regard ferme sur les fidèles qui s'installaient, attendant encore quelques instants avant de débuter la cérémonie.
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Krystel Martin

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Sam 10 Avr 2010 - 14:04

[On ira tous au Paradis]

Au sein du cortège funéraire, la même Krystel marchait tête baissée. Un observateur quelconque aurait pu croire qu'elle priait pour l'âme du défunt, mais en réalité, elle regardait, horrifiée et impuissante, ses poulaines se dégrader au fur et à mesure de la marche. Oh ! Ce n'était pas la faute à la marche en elle-même, mais plutôt la faute de la neige, de la boue, du mélange des deux éléments, qui mettaient ses belles chausses dans un état de décrépitude avancé. On aurait dit... On aurait dit que ces chausses avaient fait la guerre, qu'elles avaient participé à la construction de quelques tranchées au cours d'un siège. Alors qu'en réalité, ces poulaines n'avaient fait que marcher. Mais ce qui désolait encore plus la jeune fille, c'était l'état du bas de sa robe. Du blanc immaculé, le vêtement était passé à un brun gris orangé, puis à une couleur parfaitement indéfinissable. Bref, la demoiselle se salissait à vue d'oeil.

Heureusement, le Salut vint non pas du Très Haut, mais de la vieille Nounou, toujours prête à se surpasser. La vieille femme, qui ne parlait guère mais faisait de son mieux pour satisfaire la sale mioche petite intendante, tapota sur l'épaule de sa maîtresse et l'entraîna à part... c'est-à-dire à l'appartement de feue Poupoule. Vite, bien vite, elle lui ôta sa cape de laine, son vêtement blanc mais détrempé et les chausses abîmées. Avec autant de célérité que de délicatesse, la vieille femme lui fit mettre une robe de laine blanche au col évasé, brodée aux manches et au col d'épis de maïs, et enserra la taille de la petite d'une ceinture...


Ouf ! Je suis trop serrée Nounou.

La vieille ne répondit pas et continua : elle arrangea la coiffure de la jeune fille, lui fit enfiler une paire de chausses blanches, lui couvrit les épaules d'une cape, blanche cette fois... et roulez jeunesse. Roulez ? Oui, enfin... Pas vraiment. Après les mésaventures du cortège, la jeune fille prit ses précautions et parcourut les quelques mètres qui la séparaient de la Cathédrale à cheval. Elle arriva juste au moment où le Vicaire faisait pénétrer le cercueil dans l'édifice. Elle dressa alors le buste, et suivant le cortège, fit le tour de la foule massée à l'intérieur du Saint Lieu. Une Dame d'Atours et sa Dame, plus une jeune personne à leurs côtés, un inconnu* près d'elles. Une Rousse - Krystel frissonna avant de reconnaître, un brin rassurée, la Belle Comtesse du Secrétariat d'Etat**. Pino était là, discret comme à son habitude, et Joie aussi. Et le Blond Vicomte, auprès de sa Suzeraine et Veuve du défunt. Une nourrice, et un enfant bébé encore, héritier d'Harlegnan. Et le père de Krystel - diantre.

Connaît encore le chemin ?

Pourquoi Krystel avait-elle ce goût amer en bouche ? Elle ne s'autorisa pas à répondre à la question et poursuivit son inspection. Tiens, un manteau de Pair et la vicomtesse Adrienne à ses côtés... La vicomtesse ? Un Pair ? Fichtre ! Le Grand Patron était descendu de la Montagne pour visiter les plates terres de Flandres !?! Les joues de Krystel se colorèrent d'un rouge vif. Elle avait oublié un court instant que le défunt, Louis-Hubert d'Harlegnan, était plus qu'un flamand. Il avait oeuvré pour le Roy, et de nombreuses années, au sein des Institutions Royales. Logique donc, de voir un Gentil Orga... des Officiers, Grands et moins grands, dans les rangs. Logique aussi, de voir la Haute Noblesse de Flandres assister à l'enterrement du Grand Cerf.

Krystel avança le plus près qu'elle pût, et s'installa sur un banc, non loin du Grand Chef et de sa Cheffe. Le Vicaire prit alors la parole, paroles auxquelles la jeune fille répondit avec ferveur :


Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le Tiens Seigneur.

Seigneur ne détourne pas Ton regard de notre ami.

Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qui est la Tienne Seigneur.

Seigneur ne détourne pas Ton regard de notre ami.

Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.

Seigneur ne détourne pas Ton regard de notre ami.

Seigneur, nous tournons vers Toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher. Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi per omnia saecula saeculorum.

Am
en

*quel pauv' jeu de mots... Mea Culpa
** Je dois pas me tromper : Deedlitt en était encore à ce moment là. Sinon : pardon.

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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Sam 10 Avr 2010 - 14:12



La question avait été longuement débattue, entre lui et lui. Seul à Marchiennes un homme pouvait comprendre ce qui se passait en Bruges, ce qui se passait en Flandres, ce qui se passait en Lannoy. La mort avait saisi le Cerf, comme elle en avait saisi d'autres, des moins et des plus illustres. La mort avait encore fait ses emplettes, arrachant à l'affection des siens un homme qui, fallait-il le dire, avait marqué sa plate terre de Flandres. La mort avait privé le royaume d'un de ses anciens feudataires, d'un de ses anciens officiers royaux.

Rien que pour cela, le vicomte aurait fait le déplacement, en temps normal. Mais depuis sa disparition, Marchiennes survivait, en l'attente de son retour, en l'espoir de cet heureux jour. Produisant toujours, inlassablement, des quintaux de maïs et de blé, stockant peu à peu du matériel de guerre, entretenant le haras, accroissant la production de ses gueux. À tout cela, Jehan de Wavrin, notaire de Marchiennes, veillait. Au reste aussi, d'ailleurs, même s'il devait être le seul à le comprendre, dans les froides murailles de la forteresse baignée par la Scarpe. Recevant et répondant aux lettres qui encore et toujours arrivaient à son maître. Convocations, invitations, demandes d'aide en tout genre. Et toujours il répondait de même... « Qu'il vous soit connu que mon maître est disparu depuis plusieurs semaines », « mois », « années ». Oui, on en était à année aujourd'hui... Et apprenant ce qui se passait au-dehors, lorsqu'il quittait le fief pour rejoindre une bonne ville, Tournai la plupart du temps.

C'est là qu'il avait appris le décès, et la messe. Et c'est là qu'était né son tourment. Il avait déjà décliné nombre d'invitations, car ce n'était guère sa place que de festoyer en livrée de Jeneffe pour quelque mariage. Mais les décès, qu'en était-il ? Là, il pouvait aller sans avoir personne à qui parler, juste montrer par sa présence que la maison de Jeneffe n'oublie pas, ou pas toujours. Mais, aujourd'hui, on enterrait un homme que l'on ne pouvait qualifier d'ami du chevalier, loin s'en faut. Collaborations nombreuses, si le serviteur s'en remembre comme il convient. Accrochages, aussi. Rares, mais qui laissent des traces, profondes. Qui sait si aujourd'hui Guillaume, où qu'il soit, et faites qu'il soit toujours vivant priait l'homme, a oublié, a pardonné ?

Fallait-il donc prendre sa place pour une cérémonie à laquelle il n'aurait peut-être pas été ? Plusieurs jours le notaire y avait réfléchi, ne mêlant personne à ses pensées, les taisant même à son épouse. Pour, finalement, s'y décider. Car si le défunt n'était pas ami, l'épouse et la famille le furent. De rares. De précieux. De ceux que l'on se faisait au coin d'un bar, entre jeté de noisettes et refaisage de monde. Qui tous avaient grandi avec lui, certains plus vite, d'autres plus calmement. De ceux qu'il ne se lassait jamais de revoir, quand bien même ses serments l'envoyaient bien souvent loin d'eux. De ceux dont il parlait à son notaire, même.

C'était pour eux, aussi, surtout, que Jehan avait enfilé tabard parti aux armes de Jeneffe et de Marchiennes. C'était pour eux qu'il avait fait la route escorté de deux hommes d'armes. C'était pour eux qu'il avait gagné l'un des derniers rangs de la cathédrale, comme il convenait à un serviteur, espérant tout de même être vu, faire savoir que non, Marchiennes ne les oubliait pas.
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   Sam 10 Avr 2010 - 15:05

[Ou sombre tristesse succède à sinistre nouvelle]

Le très Haut donne et reprend… Aussi sur que nous nous rapprochons à chaque souffle un peu plus de notre vie terrestre, nous savons devoir affronter le jugement dernier. Si la mort en ce XV eme siècle faisait pratiquement partie de notre quotidien, il était des adieux plus pénibles que d’autres. Des départs qui pour des raisons diverses, coûtaient plus que l’on ne le voudrait. Un membre de la famille, un ami, un homme de valeurs… au final pour chacun ici présent il était forcément une partie de cela. A voir la délégation présente point de doute le concernant, un homme de grande valeurs venait de rejoindre Aristote.

Et que dire de sa douce, sa tendre Vicomtesse de Menin, qui bien avant qu’il se promette l’un à l’autre avait côtoyé « le cerf ». D’habitude si forte et souriante, en ce jour si faible et bouleversée. Oui la mort était chose commune mais jamais l’homme ne serait si faire, de voir ce cadeau de la vie retirée ensuite.

En ce jour, ou le blanc était de sortie un homme rassemblait le Comté de Flandres ; Louis-Hubert d'Harlegnan, car il s’agissait de lui. Beaucoup affirmaient que la grandeur d’une vie se mesurait à la popularité d’un humain à sa mort, comme un ultime hommage et un ultime pied de nez à la faucheuse. Partir oui mais de manière physique, car vivant en le cœur des personnes présentent pour cet adieu corporel, et au revoir spirituel.

La Cathédrale de Brugge était donc pleine, de ces célèbres et anonymes, de ces hommes et femmes, de ces nobles et gueux, tous venu dans une union sacro sainte faire une dernière révérence. Il faut dire que le parcourt de cet homme forçait au respect, depuis un investissement pour sa province et puis pour son Roy. Un exemple de don de soi, au service des autres… C’est à la Curia Régis qu’il s’était rencontré, la en conseil des ministres du Roy, il avait travaillé de concert à la grandeur du Domaine Royal, à la grandeur des Provinces de France.

Silencieux, il avait laissé sa douce lui narrer ce qu’il ignorait du personnage ; il avait ainsi était hérault, encore une fonction au service des autres, pour cet homme dont la moustache était aussi célèbre que la sienne. Cette image de comparaison sur leur pilosité lui revint à l’esprit ; de ce moment de détente vécue de manière commune.

Le protocole en ce genre de cérémonie, était défini, pourtant et bien que portant manteau azur au motif d’hermine, il s’était refusé à paraître devant, trouvant la chose des plus déplacée.

C’est la tandis que le cortège passait devant eux qu’il prit la main de sa douce, se voulant réconfortant dans cette épreuve, un soutient indéfectible à sa promise. Pour lui-même en son esprit, il se fendit d’un : Adieu l’ami, chapeau bas l’artiste, le Royaume pleure l’homme que tu fût et que tu restes dans nos cœurs.
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MessageSujet: Re: 28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan   

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28 Février 1458 : Funérailles de Louis-Hubert d'Harlegnan
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